Un point rapide sur la qualité de l’air : ce qu’il faut savoir !

By: paul segado

La qualité de l’air est devenue un enjeu sanitaire central de notre décennie. Elle est reconnue comme tel par l’Organisation Mondiale de la Santé et différentes institutions, ce qui traduit le degré de préoccupation de la société civile à son égard.

Un fléau d’envergure mondiale !

En effet, elle affecte directement ou indirectement la santé de millions de personnes, et touche d’autant plus les plus vulnérables.

Les enfants, par exemple, représentent une population particulièrement fragile à la qualité de l’air, car une trop forte exposition à la pollution a des conséquences dramatiques sur le développement de leur système respiratoire notamment. Les pays en développement sont très exposés à cette pollution. Ils sont soumis à des normes sur les émissions beaucoup plus laxistes, et les populations précaires se retrouvent très souvent les premières victimes. L’Inde compte 13 villes dans le triste palmarès des 20 villes les plus polluées au Monde.

Ce fléau est de plus en plus grave, les zones les plus denses de la planète voient les seuils d’alerte de plus en plus dépassés.

Comment se dégrade-t-elle ?

La qualité de l’air est en fait polluée par ce qu’on appelle les « polluants atmosphériques ». Ceux-ci peuvent être d’origine naturelle, ils s’échappent de la végétation, des océans, des volcans, des vents de sable, ou liés aux activités humaines, notamment aux transports, à l’agriculture intensive ou encore aux activités industrielles. Les particules fines (généralement PM10 et PM2,5), les oxydes d’azote (NOx), les composants organiques volatiles, le benzène et les pesticides sont les principaux gaz à l’origine de la pollution qui dégrade la qualité de l’air.

Mais il existe aussi des polluants dits « secondaires », comme l’ozone ou les particules secondaires, qui proviennent, quant à eux, des réactions chimiques des gaz entre eux.

La météo joue bien un rôle mais n’est pas une cause de la pollution de l’air : elle n’influe pas sur le niveau d’émission, mais sur la concentration, et donc le niveau de pollution. En effet, la qualité de l’air est le résultat d’un équilibre entre polluants et phénomènes de dispersion et de transformation de ces polluants.

Quels liens avec le climat ?

Le changement climatique est lié à une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre dans l’air, comme le CO2, le méthane, le protoxyde d’azote, l’hydrofluocarbure. De même, ce sont bien les activités humaines qui en sont à l’origine, mais les facteurs sont différents.

Si le changement climatique est un phénomène global, ce n’est pas le cas de la pollution de l’air qui est plus local, voire régional, et ses effets sont directement observables sur la santé et l’environnement.

Les phénomènes sont donc distincts mais leurs effets s’additionnent. Non seulement l’ozone et les particules agissent sur le changement climatique, mais l’augmentation des canicules influent sur le niveau d’ozone. Ainsi, les deux phénomènes sont tout à fait interdépendants.

Source : Fondation Nicolas Hulot